Filières en tension : Fables et vaines promesses

Acte 1 : Juillet 2016. On apprend que le nombre de filières en tension a été diminué par trois. Les UFR STAPS n’ont pas l’impression que chez elles la tension ait vraiment baissé. On parle de trois mille lycéens n’ayant pas trouvé de place à l’université. Cela parait peu sur le territoire national. Mais chaque directeur de STAPS a un peu l’impression que c’est chez lui que ces trois mille ont dû rester à la porte. Il ne s’agit pas tout à fait d’une illusion : en fait, il semble que seule la filière STAPS soit encore en tension.

Acte 2 : A la mi-novembre, on apprend que le ministère a décidé d’allouer 100 millions d’euros aux universités pour faire face à la hausse des effectifs étudiants. On se dit alors que l’on voit peut-être le bout du tunnel. Si les STAPS sont la dernière filière en tension, elles devraient recevoir quelques reliquats des budgets débloqués à cet effet… Petit espoir.

Las : lors du récent séminaire de la Conférence des Directeurs et Doyens de STAPS, un rapide tour de table fait rapidement apparaître qu’il ne semblait guère question dans les universités de faire des efforts démesurés pour accueillir les néo-bacheliers : entre la hausse du point d’indice et le GVT, les universités ont visiblement d’autres chats à fouetter.

Retour à la case départ. Il y aura donc tirage au sort, comme auparavant, et dans des conditions encore plus drastiques que les années précédentes. Et comme le ministère a renoncé à légaliser cette pratique, les directeurs d’UFR STAPS se retrouveront comme toujours en première ligne face aux récriminations, aux pressions, aux recours.

Mieux : on apprend que les recteurs devront veiller à ce que les capacités d’accueil augmentent dans les filières en tension. Aucun moyen supplémentaire, malgré les effets d’annonce, des pressions pour accueillir encore plus d’étudiants. Sans compter sans doute des pressions additionnelles pour accroître les capacités d’accueil en master. La rentrée va être tendue, mais on parlera sans doute de disparition des filières en tension…

100 millions d’euros, la fin du tirage au sort : fables et vaines promesses. Les UFR STAPS ont besoin d’enseignants, d’heures complémentaires, de salles (fussent-elles préfabriquées), d’accès aux installations sportives, et même de toilettes…

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Un commentaire pour Filières en tension : Fables et vaines promesses

  1. nathalie Ralec dit :

    Pourquoi on ne tient pas compte des avis des profs d’EPS de Lycée et surtout de l’option sport depuis la seconde ou de la pratique  de l’AS ou l’obligation de suivre un Mooc comme celui qui existe pour présenter la filière STAPS

    J'aime

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